raymond MouyrenA été président du groupement ANOCR de Haute-Loire pendant de longues années.

Quiconque a déjà assisté à une cérémonie officielle en Haute-Loire connaît forcément le colonel Raymond MOUYREN. Il est ce que l’on appelle couramment « un personnage », figure incontournable du département, et fidèle représentant du monde combattant altiligérien.

Élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d’Honneur en 2011, il fait partie des quelques dizaines de Français (le contingent est fixé à soixante-quinze par la Grande Chancellerie) ayant le droit de porter en écharpe les insignes de cette distinction. Cette décoration lui a été accordée à titre militaire afin de récompenser sa carrière exceptionnelle.

Raymond MOUYREN a participé à tous les grands conflits armés français depuis 1942 : Seconde Guerre mondiale, guerre d’Indochine, de Corée, d’Algérie. Alors que les acteurs et les témoins de ces conflits disparaissent, il était essentiel de recueillir son témoignage. Ses mémoires (*) sont étroitement liées à l’Histoire de France et relatent des évènements d’ordinaire enseignés dans les encyclopédies.

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LE GENERAL ROLLAND
président du Groupement Bouches du Rhône, Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Vaucluse et Corse est décédé le 7 février 2014

Photo Gal ROLLAND

Le Général est né le 1er août 1921 à Paris. Après ses études, il est pris par le virus de la revanche, et après avoir vécu l’armistice de juin 1940, il s’engage 43° Régiment d’infanterie Alpine à Marseille, mais en 1942, après l’invasion de la zone sud, il rejoint l’Organisation de la Résistance Armée (ORA) sur l’instigation de son chef de bataillon, le commandant de SAINT OPPORTUNE. Paul Rolland va donc être un des premiers à rejoindre l’embryon de résistance militaire que forme l’Armée d’armistice.

En février 1943, il est à l’Armée secrète et participe avec le commandant de SAINT OPPORTUNE, « Stop », au camouflage des personnels en fournissant des fausses identités.

L’équipe qui œuvre autour de Paul ROLLAND se compose d’anciens militaires qu’il a recrutés lui-même.

Il accomplit avec celle-ci plusieurs missions dans la région d’Aix-en-Provence et grâce à « Stop », qui le fait affecter à la commission d’armistice de Marseille, il va renseigner ses supérieurs sur toutes les décisions prises à l’encontre du centre démobilisateur de la Blancarde qui doit être transféré en Ardèche.

Paul ROLLAND réussit à se procurer les plans de fortifications en cours de réalisation le long de la côte méditerranéenne de Nice à la frontière espagnole. Il va les recopier durant toute la nuit et les transmet à l’ORA.

Plus tard, en février 1944, il appartiendra au réseau ALBI et participera à la libération de Marseille.

Après celle-ci, Paul ROLLAND rejoint l’Ecole des Cadres d’Aix-en-Provence, promotion «Libération» et reçoit sa première affectation au 29° Régiment de tirailleurs Algériens où il est nommé sous-lieutenant le 1er juin 1945, puis est affecté au 3° RTA dans les rangs duquel il va servir pendant plus de dix ans.

De juillet 1949 à novembre 1951, il va servir en Indochine comme officier de renseignements, ce qui lui vaudra d’être cité deux fois à l’ordre de la division. Promu capitaine en 1953 il participe à partir de 1954 aux opérations en Algérie où il commande une compagnie de combat.

En mai 1956, il est affecté au Service de Sécurité de la Défense Nationale ; il sert de nouveau en Algérie où il est encore cité. De juin 1958 à mai 1960, il est à l’Etat-major à Marseille.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 31 décembre 1958.

Au 1er juin 1960, il fait un nouveau séjour en Algérie comme officier de renseignements au 22° RTA, il y est cité encore deux fois, puis nommé chef de bataillon. De retour à Marseille il sert au sein du Poste de Sécurité Militaire.

En 1971, il est promu officier de la Légion d’honneur et nommé au grade de lieutenant-colonel.

De 1970 à 1972, il dirige la Section contre ingérence dans les Armées à Paris à la Direction de la Sécurité Militaire. En août 1972, il dirige le détachement de Sécurité Militaire de la 71° division militaire et le 1er juin 1976 en tant que colonel puis prend le commandement de l’important Poste de Sécurité Militaire de la 5ème Région Militaire à Lyon.

Il est nommé général en 2ème section en août 1981.

Le général Paul ROLLAND était :

Commandeur de la Légion d’Honneur,

Grand Officier de l’Ordre National du Mérite,

Croix de guerre 39/45 – une citation à l’ordre du Corps d’Armée,

Croix de guerre TOE – Deux citations à l’ordre de la Division,

Croix de la Valeur militaire – Quatre citations dont trois à l’ordre de la Division et une de la Brigade,

Croix de combattant volontaire de la Résistance,

Croix du combattant volontaire.

Président de l’ANOCR à l’échelon régional et membre du conseil d’administration national il y a fait preuve des plus belles qualités d’homme ; il fut aussi Vice-président du Comité de coordination des anciens combattants de Marseille et des Bouches du Rhône.

Pendant plus de trente ans, Il a été en outre un animateur inlassable des cérémonies commémorant la libération de Marseille et de la manifestation du souvenir de l’action du chef de bataillon VALENTIN, commandant le 2ème bataillon du 3° RTA lors de l’attaque et de la libération de Notre Dame de la Garde.

Nous sommes réunis dans cette église Saint Martin pour accueillir et accompagner Marc, avec sa famille et ses amis, au moment de sa pleine rencontre avec Dieu, notre Père.

Marc BUZY-DEBAT est né le 22 avril 1946 à LARUNS, Pyrénées Atlantiques.

Son père, officier, est affecté à Sidi Bel Abbes, en Algérie, où Marc passe plusieurs années avec ses parents, son frère jumeau, Jean, et leur petit frère, Pierre.

De retour en Métropole, lequel s'effectue avec quelques difficultés, compte tenu des circonstances politiques du moment, Marc poursuit ses études, passe avec succès deux baccalauréats, sciences et lettres, avant de s'engager au 6ème Régiment du Génie. Devenu sous-officier, il prépare et réussit le concours de Saint Cyr, Promotion Général Gilles, et sort Sous-Lieutenant du Génie en 1971.

Il poursuit , dans cette arme, une carrière d'officier, qui lui fera découvrir de nombreuses garnisons : Angers, Toul dans le Génie de l'Air, Epernay, Versailles, Dijon, Clermont Ferrand et Rastatt en Allemagne.

Le 31 mars 1975, Marc épouse Francine, fille de soldat elle aussi, avec laquelle il forme un Foyer très uni mais, hélas, qui ne lui donnera pas d'enfant ; aussi reportent-ils leur grande tendresse sur leurs nombreux neveux et nièces.

Marc consacre volontiers ses loisirs à l'étude. Sa culture est très étendue : histoire, langues, sciences et techniques, économie voire politique ; elle frise souvent l'érudition. Très discret, volontaire, il est aussi profondément croyant.

Il prend sa retraite en 1998 et, après quelques années passées à Pau, Francine et lui s'implantent définitivement à Agen.

Hélas, des ennuis de santé limitent prématurément le champ de ses activités. Il doit subir une opération vitale, qui semblait prometteuse mais son cœur, déjà très affaibli, contrarie cette espérance.

Marc rejoint le Père au matin du Vendredi Saint, 6 avril 2012, à quelques jours de son 66ème anniversaire.


Né en 1936 à Bouligney en Haute-Saône, Jean-Noël SORRET, marqué par la carrière glorieuse de son cousin, le capitaine André SORRET, 2e DB et compagnon de la Libération, qui sera tué au combat en Indochine en 1949 vivra trois vies professionnelles et une vie familiale très denses.
Enfant de troupe (Autun 1948 - Aix 1951-1953), sous-officier instructeur Artillerie en Indochine (Cambodge), élève officier à l'ESMIA (général Laperrine 1956-1958), offi cier d'Artillerie en Algérie (blessé et cité), et en Allemagne (Honest-John), il est au BTEMS (maîtrise de Physique Chimie) pendant les événements de mai 68. Attendre l'ennemi dans « le désert des Tartares » lui semble alors vain, il choisit l'action et rejoint le Matériel, au contact avec les réalités de la vie industrielle et de la technique, avec le grade de commandant. Il y gravit tous les échelons en occupant alternativement des postes de commandement et de décision.
Chef du service des ateliers à l'ERM de Versailles, chef de section coordination à la sous-direction technique de la DCMAT puis directeur de l'ERGM de Bruz, il acquiert la connaissance intime du fonctionnement du Service et s'impose avec une autorité, une habileté et une effi cacité remarquées. Il laissera à Bruz une véritable vénération, et en conservera un souvenir ineffaçable.
Attiré par la gestion fi nancière, il s'oriente vers la fonction stratégique de l'approvisionnement et commandera, comme offi cier général, le Service Central des Approvisionnements avant de devenir Directeur Central du Matériel de 1991 à 1995. Auditeur du CHEM et de l'IHEDN (36e SN), il crée en 1984 le poste d'Adjoint Matériel du Commandant de la FAR (Force d'Action Rapide) et retrouvera plus tard l'ambiance des opérations comme directeur du SCA en se positionnant temporairement en Arabie Saoudite durant la Guerre du Golfe en 1991, axant ainsi l'effort de son Service sur cette opération majeure. Dans le même but, fondateur du Forum Entreprises Défense de Satory, il développe des relations de partenariat entre la Défense et ses fournisseurs, en particulier les PME, avec la CCI de Versailles. Il prend conscience des insuffi sances du système d'informations, pourtant stratégique, et lance
le projet SIMAT qu'il portera durant tout son mandat à la DCMAT.
C'est aussi un homme de réseaux multiples ne supportant pas l'inaction. Le général SORRET déploiera son énergie en deuxième section, dès mi-1995, comme consultant indépendant.
Devenu président de l'ARCO, il fera de cette entité un outil remarquable au service de la reconversion des offi ciers. Dans le domaine associatif, il est un membre respecté de la commission du prix VAUBAN de l'IHEDN, et de clubs comme le Rotary, le Lions, le Club Raspail. Il est président d'honneur du Club des passionnés du SIMAT. Il est élu en 2012 au conseil d'administration de l'ANOCR où il donnera une impulsion reconnue au dossier du Bulletin trimestriel et y travaillera jusqu'au bout.
Commandeur de la Légion d'honneur, il avait reçu la plaque de Grand Officier de l'Ordre National du Mérite en janvier 2012. Marié à Gisèle, normalienne et professeur agrégée de physique en Classes préparatoires, c'est entouré de son affection et de celle de ses enfants et petits enfants qu'il s'est éteint le 6 février 2013. Il est inhumé dans le cimetière de son village natal de Bouligney où il comptait de nombreux amis.

Biographie du contrôleur général des armées
Christian AUDEBAUD
(2ème section)

Né le 24 novembre 1919 à Toulouse (Haute-Garonne)

Marié, père de 3 enfants

Décédé le 12 mai 2012

Grades successifs :

Sous-lieutenant 1944 - Lieutenant 1946 - Capitaine 1951 - Intendant militaire adjoint 1954 -Intendant militaire de 3ème classe 1956 - Contrôleur de 3ème classe 1962 - Contrôleur de l'administration de l'armée 1964 - Contrôleur général des armées 1975.

Diplômes :

Doctorat de droit

Diplôme de l'école supérieure de l'intendance

Certificat du bureau des temps

Carrière :

Engagé volontaire pour la durée de la guerre et admis à l'école militaire d'artillerie à Poitiers comme élève officier de réserve en septembre 1939

Admis à l'école d'administration à Néris-les-Bains (Allier) en octobre 1943

1944-1946 : Adjoint au chef de bureau à l'intendance DT à Paris

1946-1950 : Chef du service des marchés à la sous-direction de l'habillement de la direction centrale de l'intendance à Paris

Admis dans le service de la justice militaire en octobre 1950

1950-1952 : Stagiaire détaché au tribunal militaire de Paris en qualité de substitut du commissaire du Gouvernement

1952-1954 : Officier-élève à l'école supérieure de l'intendance à Paris

1954-1955 : Adjoint au chef de service de l'intendance de la S™16 région militaire à Lyon

1955-1956 : Chef de service par intérim de l'intendance à Saint-litienne

1956-1958 : Stagiaire au bureau des temps élémentaires à l'intendance de la 10ème région militaire à Alger (Algérie) puis successivement adjoint au chef de service de l'intendance des territoires du Sud puis adjoint au directeur de l'intendance de la 10ème division parachutiste à Alger (participe activement à la mise sur pied opérationnelle de l'intendance de la 10ème DP)

1958-1962 : Adjoint au sous-directeur des pensions militaires et réquisitions à la direction centrale de l'intendance à Paris - Il représente le ministère des armées à la commission interministérielle sur la refonte du code des pensions civiles et militaires de retraite

Admis dans le corps militaire du contrôle de l'administration de l'armée en mars 1962

1962-1963 : Direction du contrôle et de la comptabilité générale des années (département Terre) Service du contrôle extérieur

1963 : Détaché à la direction des services financiers - Rapporteur auprès de la commission consultative des marchés - services communs

1963-1970 : Rejoint le contrôle général des armées où il est chargé du contrôle administratif général au service du contrôle central

• Suppléant auprès du comité interarmées du domaine militaire

• Rapporteur auprès de la commission des marchés d'électronique, de transmissions et des moyens d'essais

A partir de 1966, il effectue de nombreuses conférences à l'école supérieure de guerre

1971-1978 : Affecté au sein du groupe des services industriels et des industries d'armement, il représente le contrôle général des armées dans divers comités et groupes de travail

1978-1983 : Affecté au sein du groupe de contrôle de la réalisation des matériels d'armement puis au département de contrôle des services industriels et des industries d'armement à Paris

Admis dans la 2ème section du cadre des contrôleurs généraux des armées le 25 novembre 1983.

Décorations :

Officier de la région d'honneur

Commandeur de l'ordre national du Mérite

Chevalier de l'ordre des Palmes académiques

Médaille commémorative 1939/1945

Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord "Algérie"

Le Journal de la Défense

journal de la defense

Opération Barkhane,
au plus près de l'armée malienne

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