La République Centrafricaine vit depuis près de 55 ans à l’ombre des coups d’État, des mutineries et de la corruption, constituant tout à la fois un drame humanitaire et un sérieux défi de sécurité régionale. Incapable de contrôler son territoire et entourée de pays turbulents, la RCA est aujourd’hui plus qu’un État failli.

Avec son indépendance, le pays ouvre  une longue période d’instabilité et de coups d’États, menés sous le regard du voisin tchadien et des autorités politiques françaises à Paris . De la période Bokassa (1965-1979) à la transition assurée par Michel Djotodia (août 2013 – janvier 2014), la RCA n’est jamais parvenue ensuite à assurer une gouvernance politique stable et pérenne. Sur les plans socio-économiques, le bilan est également désastreux.

Un nouvel acte s’ouvre avec le début des affrontements entre des partisans de l’ancien régime et les nouvelles autorités, d’abord dans la partie ouest de la RCA, puis un peu partout dans le pays. Beaucoup d’ex-rebelles refusent de désarmer et se livrent à de violentes exactions contre la population, principalement chrétienne. Ils sont rejoints par des « seigneurs de guerre » centrafricains, tchadiens et soudanais . Face à l’incapacité des forces sécuritaires à protéger la population, des milices d’autodéfense – les anti-balaka (anti-machette en sango) – organisent sa protection.

Les affrontements entre ex-Séléka et anti-balaka, dont les victimes restent majoritairement des non-combattants, échappent à tout contrôle politique et plongent le conflit dans une dimension confessionnelle. Ce dernier aspect, lourd de menaces, est probablement la grande nouveauté dans un pays marqué jusqu’alors par des différends essentiellement ethniques.

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Au début octobre 2013, dans le cadre de la préparation des projets de loi de finances 2014 et de loi de programmation militaire, la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale a auditionné le Ministre et les grands commandeurs du ministère de la Défense :

2 octobre : DGA et Ministre

3 octobre : CEMA

8 octobre : CEMAA

9 octobre : CEMM et SGA

15 octobre : DRH

16 octobre : CEMAT, DGGN et DCSSA

Un prochain dossier central très complet du Bulletin sera consacré à la prise en charge de ses blessés par notre Institution Militaire tant au niveau local (régiment, Hôpitaux des Armées) qu’au niveau central (cellules d’assistance aux blessés, Invalides, …). L’ANOCR elle-même prend sa part dans cette action fondamentale de solidarité.

Sans attendre, la rédaction vous propose la lecture de « Ma blessure de guerre invisible », traitant du stress post traumatique, qui peut êtrema blessure de guerre invisible commandé sur internet :  http://www.esprit-com.net/#!livres .

Engagé au sein d’une OMLT (Operation Mentoring Liaison Team) auprès d’une unité de l’ANA (Armée Nationale Afghane) comme infirmier à compétence combat, Sylvain FAVIERE a vécu 6 mois intenses en Afghanistan. Comme beaucoup, il n’en est pas rentré indemne.

Devant la difficulté à communiquer avec ses proches, on a tendance à se refermer comme une huitre et à tout intérioriser. C’est le stress post traumatique. Petit à petit, on se comporte différemment. Le premier pas consiste à en prendre conscience et à en parler à un médecin. Ensuite vient le traitement, long et délicat. Mais on n’oublie pas.

C’est ce parcours que Sylvain décrit dans « ma blessure de guerre invisible ». Un témoignage poignant. Après sa lecture nous ne pouvons plus parler avec ceux qui rentrent d’OPEX comme avant.

Il a aussi décidé, et c’est tout à son honneur, de reverser les revenus de cet ouvrage à l’association Terre-Fraternité. 

Dossier de presse

 

«LES EVOLUTIONS DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS, DES RAPPORTS PARTI-ARMEE
ET DE LA STRATEGIE CHINOISE ENTRE 1978 ET 2012»

De Mao Zedong à Hu Jintao, en passant par Deng Xiaoping, le parti communiste chinois (PCC) a évolué. Ses membres s'efforcent d'être plus présentables et rassurants, mais affichent plus clairement leurs ambitions. Quelle que soit l'évolution de ce régime, qu'il perdure - et réussisse - ou qu'il ne puisse sortir de ses nombreuses difficultés intérieures, la Chine déstabilisera de plus en plus le monde en imposant ou en cherchant à imposer de nouvelles règles à l'ordre international.

Tirant les leçons des erreurs de l'époque maoïste, Deng Xiaoping a ouvert la Chine et choisi la voie des réformes et du développement économiques. Le parti communiste chinois s'est adapté. Mais le legs institutionnel de Deng Xiaoping a eu des effets pervers. La période qui précède la convocation du I8eme congrès du PCC, prévu initialement pour l'automne 2012, se révèle particulièrement tumultueuse et marquée par des événements de politique intérieure inhabituels et, à l'extérieur, par la montée des tensions régionales.

Tout au long de la révolution chinoise, l'armée populaire de libération (APL), de sa fondation en 1927 jusqu'en 1976, soit sur 50 ans, a été le bras armé du parti communiste chinois, avec pour règle « le pouvoir est au bout du fusil et le parti commande au fusil » et pour principale mission la sauvegarde du régime. Fondamentalement, la règle et la mission n'ont pas changé après la mort de Mao Zedong (1976). Mais les nouvelles orientations définies par Deng Xiaoping à partir de 1978 - ouverture, développement, modernisation - ont eu des effets non seulement sur l'évolution du PCC, sur l'économie et sur la société, mais également sur l'armée et sur les militaires chinois, y compris sur les relations entre le parti et l'armée.

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Michel Jan, ancien élève de l'école de l'air, breveté EMSST et de l'école supérieure de guerre aérienne, diplômé de l'école nationale des langues orientales vivantes (chinois) et de l'université de Hong-Kong, affecté au bureau Asie/Chine du SGDN, a été attaché de l'air à Pékin de 1970 à 1973. Après avoir quitté le service actif, il a dirigé de 1983 à 1987 à Pékin, un bureau de représentation de plusieurs sociétés et a été délégué commercial d'une grande banque, président de l'association des sociétés françaises en Chine (1984 à 1987), conseiller du commerce extérieur. À partir de 1988, il a été chargé de cours à Paris 7 (histoire contemporaine de l'Extrême-Orient), consultant international, tout en continuant à mener des missions en Extrême-Orient. Il est actuellement chercheur du groupe d'études prospectives Asie 21. Il est l'auteur de nombreux livres sur l'Asie orientale et sur l'Asie centrale.

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, commandant des forces terrestres, réclame davantage de reconnaissance de la part des Français à l’égard des volontaires qui s’engagent sur le terrain.general-charpentier

En Afghanistan, en Afrique, partout où je rencontre nos soldats en opération, je croise de jeunes héros. Ils sont bien de notre temps, mais vous les côtoyez souvent sans les voir, car ils ressemblent banalement à tous ces jeunes de France, qui vivent dans nos villes et nos campagnes. Ni lansquenets, ni bêtes de guerre, ils sont vos enfants, vos voisins, et aussi des jeunes filles et de jeunes mamans que l’on reconnaît mal sous le casque et le gilet pare-balles. Beaucoup ont une famille, qui partage ce métier sans l’avoir choisi, au gré des mutations et des absences, sans espérer grand-chose en retour, sinon la considération et le soutien de leurs concitoyens, quand un drame survient.

Ils portent les armes de la cité en votre nom, et chaque jour s’en servent, où vous les envoyez. Car leur métier est bien la guerre, même si pour bien en mesurer le coût, ils chérissent plus que tout la paix…

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Le Journal de la Défense

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Opération Barkhane,
au plus près de l'armée malienne

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