Notre pays est abasourdi, consterné et triste sous les coups d'un mal absolu qui a frappé ses enfants le 13 novembre 2015.

Nous nous inclinons tous devant leur mémoire et la douleur de leurs proches.

La France est en deuil, consternée par ces lâches attentats commis par un terrorisme désormais international, mais elle est et restera mobilisée pour l’abattre.

La réaction de l'Etat est maintenant enclenchée.

Elle est menée, sur notre sol et sur bien des théâtres d’opérations extérieures, par des hommes courageux, compétents et d'un dévouement sans limites que nous saluons.

Après la stupeur qui nous a frappés vient le temps de la réaction, de la fierté de notre nation et de la défense de ses valeurs.

Notre détermination doit être, comme en d'autres temps, sans faille.

Le temps est désormais celui du combat mais aussi celui de l'espérance et de la victoire sur la barbarie qui doivent en tout temps nous guider.

Sommes-nous en guerre ?

Les exégètes se préoccupent d'affiner leurs analyses, mais ce que nous voyons, nous, ce sont les morts, ce sont les blessés, c'est la douleur et ce sont les fractures de notre société.

Mais c'est aussi l'emploi des armes, la mobilisation de toutes les forces de l'Etat.

Mais ce sont aussi les manques, terribles, dans de nombreux domaines : celui de l'analyse des menaces, celui des stratégies employées, celui des moyens mis en place mais surtout celui des choix politiques.

L'aveuglement de nos dirigeants qui n'ont pas mesuré à temps l'ampleur de la menace apparait au grand jour.

Frileux en termes d'organisation de l'Etat, ils se sont montrés, tous, suivistes et conformistes dans l'appauvrissement des moyens dédiés à la défense et à la sécurité de leurs concitoyens.

Nous leur demandons de se ressaisir.

Une démocratie doit se défendre avec fermeté car sa force recèle aussi bien des faiblesses et l'équilibre, il est vrai, est bien délicat entre liberté et sécurité.

Alors, ayons confiance mais restons non seulement vigilants et actifs, mais aussi pressants et présents auprès de nos dirigeants, comme nous l'avons toujours été.

Vigilants, nous le sommes comme le montre la Motion adoptée lors de notre dernière A.G.

Pressants, nous le sommes comme l’indiquent les derniers éditoriaux de notre bulletin, qui sonnent l'alarme et exigent qu'une priorité absolue soit accordée à la sécurité des citoyens.

Mais il faut, pour vaincre, maintenir la cohésion nationale et refuser toute fracture entre français.

Bon courage à tous dans une lutte qui s'annonce longue et douloureuse. Il en va de l'avenir de nos enfants.

Vice-amiral (2s) Michel OLHAGARAY
Président de l'ANOCR

Le Journal de la Défense

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Opération Barkhane,
au plus près de l'armée malienne

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