Mission Centenaire 14-18
Questionnement de l'ANOCR

La rédaction du bulletin a décidé d'ouvrir une nouvelle page consacrée au « questionnement », à la base de...

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Questionnements de l'ANOCR

La rédaction du bulletin a décidé d’ouvrir une nouvelle page consacrée au «questionnement», à la base de la philosophie. Cette rubrique a un triple but :

  1. éclairer le lecteur sur les préoccupations que les évolutions du monde de la Défense peuvent susciter chez lui, en lui montrant que ce sont des soucis communs que l’ANOCR souhaite voir expliciter par les responsables en charge des affaires,
  2. permettre au lecteur de réagir par rapport aux sujets exposés en proposant à tous ses propres réflexions ou de nouveaux sujets, que la rédaction publiera dans le bulletin ou insèrera sur le site internet de l’ANOCR,
  3. fournir de la matière à tous nos membres, pour présenter nos interrogations à nos concitoyens et surtout aux politiques qu’ils rencontrent régulièrement afin de les alerter sur les conséquences potentielles au moment de voter des mesures ou simplement quand ils se présentent à leurs suffrages.

Les lecteurs sont donc invités à réagir avec la charte habituelle de correspondance militaire (concision, mesure et respect mutuel) à notre questionnement, essentiellement par message internet à l’adresse : ou par courrier postal à l’adresse habituelle de l’ANOCR.     > Lire la suite ...

presidentMes chers camarades

Ce fut un épisode désolant, déstabilisant même tant les circonstances malheureuses qui ont conduit au départ du CEMA nouvellement reconduit dans ses fonctions furent brutales et maladroitement gérées.

Mais rendons avant tout au General de Villiers l’hommage qu’il mérite pour sa droiture et son sens élevé du devoir d’un vrai chef. Son départ empreint de simplicité et d’une forte dignité a été à la hauteur de l’estime que chacun lui porte, estime qui ne s'achète pas, chez nous elle se mérite.
Oh, les armées ne failliront pas, certes ! Mais la confiance indispensable à l’exercice de leurs responsabilités particulières est atteinte, durablement peut-être.

Et me vient à l’esprit la remarquable conférence du général Irastorza, ancien CEMAT, prononcée en 2015 lors de notre AG. Il traita devant nous des rapports complexes du politique et du militaire durant la guerre de 14-18. Peu de chose ont changé apparemment et cela impose désormais que de nouveaux liens de confiance puissent rapidement s’établir entre le chef des armées et les chefs militaires.
Je vous engage à lire son analyse actualisée à la lumière des derniers événements qui est mise en ligne sur le site de l’ANOCR.
Mais ce qui est plus complexe à cerner ce sont les conséquences de tout cela au sein du corps social, nous verrons sur le long terme si les atteintes dont a été l'objet un des piliers de la nation connaîtront un écho plus profond.

Il nous faut désormais apporter au général Lecointre, notre nouveau CEMA, tout le soutien nécessaire à l’accomplissement de sa mission dans le droit fil de l’action de son prédécesseur car les mêmes causes entraînent souvent les mêmes effets, mais il lui faudra aller de l’avant à sa manière, sans céder sur la vérité qu’il doit au peuple français et à ses représentants élus.

Les promesses sont faites pour être tenues, c’est à cette aune que nous jugerons l’action du gouvernement, particulièrement dans le domaine du budget et surtout de son exécution.
Mais avant cela les travaux de la « Revue stratégique » auront été achevés et la ministre des armées aura présenté son « Plan familles » concernant le soutien des familles de militaires.

Des conséquences rapides en auront été peut-être tirées préfigurant le lancement de la future loi de programmation, nous y serons extrêmement attentifs.
De même que le soutien de la nation aux veuves et orphelins de militaires morts en service devra faire l’objet d’une attention toute particulière,

Une mesure spécifique est d’ores et déjà prévues dans le projet de loi de finances 2018, elle concerne l’ harmonisation des pensions de réversion des conjoints de militaires rayés des contrôles avant le 3 août 1962 pour laquelle votre association s’est beaucoup battue, c’est le résultat d’un long combat que vous avez suivi dans nos colonnes, réjouissons-nous que justice soit enfin rendue.

Bonne rentrée à tous.

V.A. (2s) Michel OLHAGARAY
Président de l’ANOCR

presidentAu terme d’une trop longue séquence électorale qui n’a pas permis que s’instaure un débat sur le fond de tous les problèmes, les scrutins montrent un clivage profond de la société française alors que Monsieur Emmanuel Macron a été élu Président de la République.

Il faut maintenant que la France soit gouvernée comme les français l’ont souhaité et l’émergence d’une majorité stable en est l’un des éléments essentiels.

Ces dernières semaines ont montré l’envie d’un pouvoir clair, différent et renouvelé ainsi qu’une certaine adhésion de nos concitoyens aux choix nouveaux qui leur sont proposés.

Les chèques en blanc n’existent pas en politique mais dans la situa¬tion où se trouve notre pays le besoin est fort de la restauration de la confiance et de la fierté nationale, indispensables pour un dynamisme et une confiance retrouvés.

Nous souhaitons que notre pays retrouve sa place dans le concert des nations où il doit continuer à défendre avec force des valeurs d’huma¬nisme et d’ordre.

Nous souhaitons une politique de défense claire et forte pour assurer en tous temps la sécurité de notre pays dans ce monde dangereux ainsi que l’émergence d’une Europe nouvelle plus solidaire dans l’action. Après viendront les moyens qui doivent être eux aussi à la hauteur des enjeux politiques et des besoins de nos forces armées ces derniers temps trop chichement comptés.

Nous souhaitons aussi que le soutien du soldat s’amplifie avec une attention toute particulière portée aux veuves de militaires dont la situation doit être examinée de très près. À cet effet un groupe de travail a été créé au sein du CPRM à l’initiative de l’ANOCR ; nous espérons que cette étude sera également prise en compte par le CSFM dont les membres sont concernés au premier chef.

Mais que de temps passé en attente dans un monde qui bouge vite !

C’est certes là le prix de la démocratie !

Maintenant nous attendons que les promesses soient tenues.

Dans ce monde nouveau où chacun devra s’efforcer de trouver au plus vite ses nouveaux repères je vous encourage à rester vigilants et actifs, soyez assurés que nous le serons aussi pour vous, mais dans les combats difficiles que nous devrons mener il nous faudra être surtout toujours plus nombreux et mobilisés pour être encore plus efficaces.

Bon courage et bon été à tous.

presidentMes chers camarades

La nation toute entière est mobilisée pour l’exercice démocratique capital que constitue l’élection du président de la république.

Je ne m’étendrai pas sur les vicissitudes des diverses candidatures, vous les connaissez aussi bien que moi et avez encore largement le temps d’affiner votre jugement pour le choix qui se présente à vous.

Il semble bien que la scène politique soit en recomposition forte et devant cette incertitude nous devons résister et construire en réfléchissant, en participant et si possible en unissant nos forces pour au moins maintenir les valeurs profondes que nous partageons, mais aussi pour accompagner l’évolution permanente de la société vers plus d’égalité plus de responsabilité et plus de fraternité dans une cohésion nationale plus forte.

En ce qui concerne la défense, les priorités ont été parfaitement exposées par le CEMA qui attend désormais que soient définies les directions politiques du nouveau pouvoir, car il ne sert pas à grand-chose de brandir des objectifs de budgets et de moyens si auparavant n’ont pas été déterminées les missions de nos armées. Sans s’encombrer de nouveau Livre Blanc dont on perçoit chaque fois les faiblesses et l’efficacité relatives, mais fondée sur des directives politiques claires bâtissons une loi de programmation militaire de 5 ans basée sur la durée du mandat présidentiel.

Concernant le territoire national, notre sécurité journalière et les liens très forts qui s’y tissent chaque jour davantage, ne laissons pas en friche le chantier de la Garde Nationale qui certes doit connaître des évolutions et des adaptations mais connait un démarrage prometteur qui exige maintenant de la constance dans l’effort afin de porter les fruits attendus.

N’invoquons ni la chance ni l’homme providentiel, le prochain président sera l’élu d’un peuple qui devra se montrer fort et uni quel que soit le résultat.

Bon vent à tous.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l’ANOCR

presidentMes chers camarades,

Nous voici donc en cette nouvelle année qui va nous réserver bien des débats et bien des échéances. Elles nous seront présentées encore une fois comme capitales et risqueront bien de l’être réellement.

Après une année 2016 qui nous a réservé son lot de surprises, du Brexit à l’élection d’un président des Etats-Unis que personne n’avait vu venir, nos propres élections présidentielles et législatives sont lourdes d’enjeux de société mais aussi d’enjeux géostratégiques dans un environnement difficile à imaginer désormais avec toutes ses incertitudes très prégnantes.

Dans ce monde toujours plus dangereux il n’y a peut-être plus de place pour l’attentisme et les demi-mesures.

L’irénisme béat n’y est plus de mise et il nous faut être fort pour mener notre cheminement propre dans un roman national assumé et écrit avec force et conviction mais dans un esprit d’ouverture indispensable.

De même, dans une société mise à mal par des confrontations parfois maladroitement provoquées, l’action doit se faire prudente bien que déterminée, mais aussi pédagogique.

Il faut à la France un e défense et une sécurité intérieure prioritaires afin d’assurer en tout temps la sécurité de ses citoyens.

Il faut créer, en Europe, un ensemble cohérent, organisé et fort afin de défendre nos intérêts et notre place dans le monde avec beaucoup plus d’efficacité.

Il faut ramener de la sérénité dans nos débats internes et assurer une intégration exigeante mais de qualité à ceux qui se sentent exclus de notre communauté nationale.

Les exigences accumulées sont là, devant nous et ceux qui devront les satisfaire se présentent à nous désormais avec leurs promesses, leurs arrière-pensées mais aussi leur expérience et leurs certitudes, alors réfléchissons et
choisissons, car en fin de compte c’est nous qui serons responsables de notre avenir.

Alors il me reste à vous souhaiter sagesse réflexion mais aussi détermination à vous engager dans la vie de la cité, c’est désormais une impérieuse nécessité pour tout citoyen responsable.

Je souhaite à chacun d’entre vous une année de bonheur et à notre communauté nationale la sagesse, le courage et la détermination dont nous avons tant besoin.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l’ANOCR

presidentMes chers amis

Eh bien voilà !

Tout le monde est maintenant au pied du mur, les constats sont établis, les candidats de la première primaire sont en lice, leurs propositions nous sont exposées. Il nous reste à bien nous informer, comprendre les positions de chacun et nous déterminer ensuite en toute liberté mais avec la conscience des enjeux qui sont désormais particulièrement sensibles et déterminants. Il nous faut aussi, bien sûr, attendre encore les propositions de ceux qui ne se sont pas encore déclarés.

Depuis des années l’ANOCR place en tête des priorités la sécurité des citoyens comme le montrent les motions que vous avez successivement votées. Il a fallu longtemps pour qu’un certain consensus se forme dans ce sens au sein de la classe politique. Bien entendu en période électorale le balancier des propositions bascule avec force pour ratisser large et faire oublier les prudences passées. Il nous faut maintenant distinguer le bon grain de l’ivraie et ce n’est certes pas facile, mais ceux qui n’ont pas tenu leurs promesses semblent peu qualifiés pour que leur soit accordée une crédibilité nouvelle.

Dans ces temps où la brutalité des positions prend le pas sur la finesse de l’analyse prenons garde à ne pas nous laisser berner par des vendeurs de vent dangereux dans les excès de leur nouvelle religion.

Notre société est menacée de fracture, sans que rien de bien positif n’ait été réalisé pour réduire celle-ci, le danger est pourtant là, plus important encore. Veillons aussi aux remèdes indispensables qui nous sont proposés dans ce domaine.

Ainsi la sécurité-défense de notre pays est au centre de nos préoccupations et nous avons, dans notre bulletin, fait des propositions concrètes. Vous pouvez les enrichir mais aussi les porter auprès des responsables politiques que vous pouvez approcher, nul doute qu’en ce moment ils vous sembleront plus réceptifs, profitez-en. Et maintenant se présente aussi à nous le délicat équilibre de l’état de droit, de l’état de guerre et autres états d’urgence ou d’exception, il faudra bien que là aussi le politique tranche mais avec quelle mesure ? Ce qui lui sera demandé c’est sans aucun doute de l’efficacité car nous sommes dans l’urgence mais peut-être faudra-t-il explorer alors les limites des législations d’exception.

Nous avons maintenant la responsabilité d’un choix vital pour notre pays, exerçons le avec passion, avec raison mais surtout avec la plus grande ouverture d’esprit possible car, après, il faudra se rassembler et travailler ensemble pour être mieux défendus et ne laisser personne au bord du chemin.

Je vous ai souvent poussés à vous engager, c’est le moment !

Bon courage à chacun d’entre vous.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l’ANOCR

presidentMes chers camarades

Nous venons de clore notre Assemblée Générale 2016, c’était la dernière fois au Cercle National des Armées pour des raisons d’économie que nous imposent comme à tous les conditions actuelles. La prochaine se tiendra au centre de congrès du FIAP à Paris.

Nous devons tenir compte de cela et défendre avec acharnement ceux d’entre nous dont les ressources sont à peine suffisantes, c’est ce que nous ferons en ouvrant une année centrée sur la défense des veuves et orphelins de militaires. Le Conseil Permanent des Retraités Militaires assumera ses responsabilités dans ce domaine.

Il est évident que nous allons aussi suivre avec une grande attention les campagnes politiques qui se dessinent déjà. Mais nous allons aussi faire passer nos messages à un moment d’inflexion forte des politiques de nombreux Etats.
De fortes tensions agitent actuellement le corps social dans un contexte politique extrêmement tendu ; il nous faut en tout temps privilégier l’écoute et la négociation afin d’éviter l’occurrence d’événements dramatiques. Il ne suffit pas d’espérer en la sagesse des peuples, il faut expliquer et agir pour cela et non pas diviser et provoquer comme c’est trop souvent le cas.

Par ailleurs l’Europe également est déstabilisée par des courants d’idées contradictoires. Les mois à venir seront capitaux à cet égard. Si nous voulons être les piliers d’une société stable, bien défendue et ancrée dans la modernité il nous faut agir dans ce sens, comme nous ne cessons de le répéter, auprès des élus, des candidats et des personnalités d’influence que ce soit dans les domaines politique, économique ou social.

Comptons d’abord sur nous-même pour défendre nos valeurs contre parfois la légèreté, voire l’inconséquence de certaines idées politiques. Engageons-nous avec notre conscience, avec notre force et notre détermination, c’est en définitive cela qui fait la différence entre les vainqueurs et les vaincus.

Je voudrais enfin remercier les administrateurs qui se sont retirés cette année et ont tellement servi l’ANOCR : le général BLANC, l’ingénieur principal BERGES, le Lt Cl WATTEZ, mais aussi partager avec vous et avec sa famille une pensée émue et fidèle envers le Cdt DIEUDONNE qui nous a quitté il y a peu et qui nous manquera beaucoup, lui qui tenait avec conscience, discrétion et une grande efficacité les rubriques brèves sociales et de défense de ce bulletin.
Dans cette ambiance un peu sombre, je vous souhaite cependant à tous un été revigorant et heureux.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l’ANOCR

presidentMes chers camarades

La défense de nos intérêts ne peut se mener efficacement que sur des bases solides, des objectifs bien établis et une coopération optimale entre les associations qui nous représentent.

Grâce à notre action menée avec détermination et constance, les bases sont maintenant bien établies par une représentation rodée et efficace au sein du Conseil Permanent de Retraités Militaires qui prend place dans le Code de la Défense. Les textes définissant le fonctionnement de ce Conseil et sa représentation auprès du Conseil Supérieur de la Fonction Militaire sont en cours d’approbation et nous donnent satis- faction en établissant, en particulier, un lien fort avec nos camarades de l’armée d’active.

Nos objectifs sont déterminés à partir du sondage que nous avons mené parmi vous il y a deux ans maintenant et qui est régulièrement revu en fonction de nouvelles décisions, d’ordre fiscal essentiellement, mais aussi de nos avancées en termes de pédagogie et d’influence auprès de nos élus. Nous en reparlerons au cours de notre assemblée générale.

En ce qui concerne la coopération inter-association d’anciens militaires, les dernières réunions d’ordre divers nous ont conduits à des rapprochements significatifs même si les discussions peuvent être parfois un peu complexes. J’estime que des progrès ont été accomplis même s’il reste beaucoup à faire.

Nous entrons maintenant dans une année d’une extrême importance pour notre pays avec les divers scrutins qui se présentent à nous. Dans la ligne de ce qui nous paraît capital, il faut que chacun d’entre nous réfléchisse, se décide mais surtout s’engage.

L’évolution de notre société, sa défense et donc le choix des femmes et des hommes qui vont conduire l’action ne doivent pas se faire sans nous. Chacun se détermine seul mais doit avoir une claire conscience de ses responsabilités, qui passe par l’expression de ses idées, mais aussi leur défense auprès des responsables politiques car c’est dans cette action de terrain à tout niveau que peuvent s’exprimer nos choix. Vous connaissez tous les enjeux qui sont désormais vitaux pour notre pays ; les menaces sont désormais là, à nos portes, et les dangers bien présents s’imposent à notre attention tant ils sont de nature à bouleverser nos vies et celles de nos enfants mais aussi les structures politiques qui nous ont préservés de guerres dévastatrices sur le sol européen. La première priorité est maintenant la sécurité individuelle et globale des citoyens et cela avant même un bien-être, certes bien mal distribué, mais qui peut devenir secondaire désormais.

Je vous encourage à la lucidité et à l’action. Bon courage à tous.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l’ANOCR

presidentMes chers camarades

Notre pays a connu un choc sanglant, qui l’a tteint dans son cœur même.

Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes et la douleur de leurs familles.

Les services de l’Etat ont réagi avec courage et efficacité ; nous félicitons et remercions les acteurs de terrain de l’excellence de leur réaction en particulier dans les domaines de la sécurité et de la santé.

Il reste maintenant à affronter l’ennemi avec détermination en tirant les leçons des manques cruels qui sont apparus en ces douloureuses circonstances.

Manifestement les efforts déployés ces dernières années n’ont pas été à la hauteur des défis : notre politique étrangère se révèle hésitante, les moyens consacrés à la justice, au renseignement intérieur, à l’action des forces de police et de gendarmerie ainsi que des armées ont été très chichement comptés alors même que l’engagement de nos forces ne fait que s’amplifier, usant les hommes et les matériels.

Nous ne sous-estimons pas l’ampleur de cette tâche mais soulignons, une fois encore, que la politique ce sont des choix, difficiles toujours, mais nécessaires.

Y a-t-il cependant priorité plus grande pour l’Etat que d’assurer la sécurité de ses citoyens ? Alors courage à ceux qui sont en charge et ouverture et honnêteté pour ceux qui attendent leur tour.

Nous n’oublions pas non plus notre combat pour que l’injustice faite aux veuves d’avant 1962, qui touchent une pension au taux du soldat et non pas à celui du grade de leur époux décédé, soit réparée. Le ministère de la Défense s’en préoccupe qui a proposé une mesure d’harmonisation de ces pensions, non retenue au cours des arbitrages interministériels. Nous continuerons d’appuyer l’action du ministère qui dénombre 7 400 veuves ainsi injustement mal traitées.
Le domaine de la concertation au sein du ministère de la Défense connait désormais une évolution importante avec l’étude des décrets concernant le nouveau CSFM intégrant les Associations Professionnelles Nationales de Militaires nouvellement créées. Le chantier est complexe mais il progresse.

Le CPRM évolue lui aussi, il prend place maintenant dans le Code de la Défense ce qui donne aux représentants des retraités une visibilité et une représentativité meilleures. Son champ de compétence devrait être étendu comme nous le souhaitions.

Il reste maintenant à travailler dur pour être, nous aussi, à la hauteur des enjeux et pour mieux vous défendre encore. Je vous souhaite à tous une bonne année, du courage et de la ténacité dans les épreuves.
Restons soudés.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l’ANOCR

Notre pays est abasourdi, consterné et triste sous les coups d'un mal absolu qui a frappé ses enfants le 13 novembre 2015.

Nous nous inclinons tous devant leur mémoire et la douleur de leurs proches.

La France est en deuil, consternée par ces lâches attentats commis par un terrorisme désormais international, mais elle est et restera mobilisée pour l’abattre.

La réaction de l'Etat est maintenant enclenchée.

Elle est menée, sur notre sol et sur bien des théâtres d’opérations extérieures, par des hommes courageux, compétents et d'un dévouement sans limites que nous saluons.

Après la stupeur qui nous a frappés vient le temps de la réaction, de la fierté de notre nation et de la défense de ses valeurs.

Notre détermination doit être, comme en d'autres temps, sans faille.

Le temps est désormais celui du combat mais aussi celui de l'espérance et de la victoire sur la barbarie qui doivent en tout temps nous guider.

Sommes-nous en guerre ?

Les exégètes se préoccupent d'affiner leurs analyses, mais ce que nous voyons, nous, ce sont les morts, ce sont les blessés, c'est la douleur et ce sont les fractures de notre société.

Mais c'est aussi l'emploi des armes, la mobilisation de toutes les forces de l'Etat.

Mais ce sont aussi les manques, terribles, dans de nombreux domaines : celui de l'analyse des menaces, celui des stratégies employées, celui des moyens mis en place mais surtout celui des choix politiques.

L'aveuglement de nos dirigeants qui n'ont pas mesuré à temps l'ampleur de la menace apparait au grand jour.

Frileux en termes d'organisation de l'Etat, ils se sont montrés, tous, suivistes et conformistes dans l'appauvrissement des moyens dédiés à la défense et à la sécurité de leurs concitoyens.

Nous leur demandons de se ressaisir.

Une démocratie doit se défendre avec fermeté car sa force recèle aussi bien des faiblesses et l'équilibre, il est vrai, est bien délicat entre liberté et sécurité.

Alors, ayons confiance mais restons non seulement vigilants et actifs, mais aussi pressants et présents auprès de nos dirigeants, comme nous l'avons toujours été.

Vigilants, nous le sommes comme le montre la Motion adoptée lors de notre dernière A.G.

Pressants, nous le sommes comme l’indiquent les derniers éditoriaux de notre bulletin, qui sonnent l'alarme et exigent qu'une priorité absolue soit accordée à la sécurité des citoyens.

Mais il faut, pour vaincre, maintenir la cohésion nationale et refuser toute fracture entre français.

Bon courage à tous dans une lutte qui s'annonce longue et douloureuse. Il en va de l'avenir de nos enfants.

Vice-amiral (2s) Michel OLHAGARAY
Président de l'ANOCR

presidentMes chers camarades

L’actualisation de la Loi de Programmation Militaire trace de nouvelles priorités et de nouvelles voies d’action pour nos forces armées.

On voit enfin apparaitre, peu à peu, à sa place, c’est-à-dire la première, la nécessité fondamentale d’assurer en tout temps la sécurité des citoyens.

Bien entendu l’urgence de la situation, qui ne semblait pas correctement prise en compte dans le Livre blanc, impose une fois encore quelques replâtrages rapides. Il serait temps maintenant de mettre sur pied une architecture de protection de la population qui englobe l’action de tous les acteurs concernés. Les armées ont déjà esquissé des amorces de réponse dans les limites de leurs responsabilités, “ Au contact ” pour l’Armée de Terre par exemple, mais c’est du gouvernement et du Parlement que nous attendons enfin une réflexion globale et des propositions concrètes.

Ce sujet mérite un travail en profondeur de l’Assemblée Nationale et du Sénat afin qu’émerge un consensus indispensable.

Il est évident aussi que la sécurité de nos concitoyens est indissociable de la sécurité des européens et qu’une action efficace ne peut être menée dans ce domaine qu’en coordination étroite et toujours renforcée avec les pays de l’Union Européenne. Les événements se précipitent, la crise grecque, l’augmentation spectaculaire et désordonnée des flux migratoires nous interpellent et nous font craindre que notre nation, comme les autres pays de l’Union, soit peut-être à brève échéance à la croisée des destins. Il faut y voir plus clair désormais sur la cohérence de notre politique diplomatique et d’aide économique, nos interventions militaires et la protection des citoyens.

Cette rentrée verra aussi se mettre en place une nouvelle organisation de concertation sociale au sein du ministère de la Défense. C’est un chemin ardu qu’il va falloir tracer ; il nécessite, de la part de tous les acteurs : bonne foi, confiance et détermination. La seule voie passe par la négociation entre acteurs responsables et reconnus. Nous souhaitons apporter notre contribution active et constructive à ce projet essentiel.

Cet avenir nouveau pour l’action de nos armées doit être bâti sur un consensus fort, loin si possible des querelles partisanes. Cela nécessite un engagement de chacun d’entre nous afin de soutenir, d’aider et d’éclairer les responsables politiques dans la mesure de nos expertises et de notre enthousiasme.

Bonne rentrée à tous.

Le Vice-Amiral (2S) Michel OLHAGARAY - Président de l'ANOCR

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